Les Stan

25 juin 2019

Samarcande l'éblouissante!

Notre train est à 17h30. La chaleur est à son comble et le train mijote au soleil à la toute nouvelle gare et terminus  de Khiva depuis le début de l’après-midi. Ca laisse imaginer la température intérieure quand l’heure de quitter l’atmosphère climatisée de la gare est venue….. Fait du hasard, les couchettes au dessus des nôtres sont occupées par la famille canadienne que nous avons déjà rencontrée dans la ville de Khiva. La conversation va bon train (c’est le cas de le dire) toute la soirée. Ils sont partis pour un tour du monde avec leurs 2 fillettes et le voyage se termine pour eux fin juillet. Quelles belles expériences ils ont vécues en Chine, Georgie, Arménie etc…., et quelle ouverture d’esprit pour les enfants. Pourquoi le train part-il de Khiva à 17h30 cela restera un mystère, car après 1/2h de route nous arrivons en gare d’Ourgench, où nous attendrons 19h30 pour repartir. N’aurait-il pas été plus judicieux de faire partir le train de Khiva à 19h…… la logique Ouzbeke ne nous a pas livré tous ses secrets. 

Le repas s’organise avec la petite famille canadienne. Nous partageons avec eux la bouteille de vin que nous avons acheté pour le voyage. Nous l’avons a peine terminée (heureusement….)  qu’un policier arrive pour nous faire comprendre, Coran en main, qu’il est interdit de boire de l’alcool…..aurait-on été dénoncés? On soupçonne les buveurs de Coca de l’autre coté de l’allée :o) Quels faux jetons, il est noté dans le Coran qu’on ne boit pas ……dans le train???? par contre ailleurs ça doit être autorisé……à voir  la vitesse à laquelle ils descendent la bouteilles de vodka au restaurant. Plus tard les canadiens nous initient au thé à la chinoise. Tout un rituel dont ils nous parlent avec passion. Le policier ne revient pas …, le thé, même chinois, doit être inscrit dans le Coran, La nuit est chaude et entrecoupée d’arrêts en gare. Et à 7h30 ce matin nous entrons en gare de Samarcande. Il fait bon mais on sent bien que ça ne durera pas, alors on apprécie. Nous quittons les canadiens sur le parking chacun se dirigeant vers son hôtel mais nous ne doutons pas que nous nous reverrons en ville. Notre guesthouse est à l’image des précédentes, calme, propre, et à 2 pas du Registan, perle de Samarcande que nous avons hâte d’aller découvrir. 

 

22/23/24/25 Juin 2019

 

153-Bienvenue à Samarcande

4 jours de découverte de Samarcande. 

Samarcande…..enfin nous y sommes. Aucun nom n’est plus évocateur de la route de la soie. Etape clé, elle se situait au carrefour des routes de la Chine, de l’Inde et de la Perse. La cité devint capitale sous le règne de  Timour le boiteux,  plus connu sous le nom de Tamerlan, conquérant  turco-mongol cruel de l’Orient du XIVème siècle. Je ne vais pas faire une description des monuments, Mausolées, Mosquées qui attirent comme des aimants nos appareils photos, avec comme point d’orgue le « fameux » Registan sur lequel on revient chaque jour pour en profiter à toutes les heures du jour (et du soir) sous un éclairage différent et que nous visiterons en fin de séjour, pour garder le meilleur pour la fin. 

Les photos parleront d’elles mêmes. 

186-Le registan

Samarcande est une très belle ville et tout est fait pour que l’impression générale soit celle-ci. Tout autour des sites majeurs des murs ont été construits (sans la consultation ni l’accord des habitants) pour cacher que qui pourrait paraître disgracieux mais qui n’est en fait que la vie, la vraie. Il faut chercher pour trouver des portes dans ces grands murs afin d’entrer dans les quartiers et rencontrer les véritables habitants de Samarcande. Bien sûr les ruelles sont défoncées, les maisons de bric et de broc extérieurement car derrière leur grand portail, on aperçoit souvent une grande cour ombragée avec des tapchans (sorte de plate forme surélevée qui sert à la détente, a moitié lit à moitié table). Bien sûr les tuyaux de gaz courent le long des maisons laissant échapper une odeur de gaz bien caractéristique des quartiers populaires. Mais c’est cela la vie en Ouzbékistan.

Nous avons gardé la visite du Registan pour le dernier jour, c’est donc aujourd’hui. C’est véritablement une merveille. Un ensemble de 3 Madrassas monumentales, couvertes de mosaïques et de  majoliques, coiffées de dômes bleus. On ne se lasse pas d’admirer. Le point d’orgue étant la mosquée à la coupole couverte d’or, et dont le motif est si bien fait qu’on à l’impression qu’elle est en creux alors qu’elle est à plat. 

Nous traînons toute la matinée d’une Madrasa à l’autre, ne sachant décider laquelle est la plus belle. Les « marchands du temple » si je puis dire…..ont envahis toutes les anciennes chambres d’étudiants et sollicitent âprement les touristes.

Nous sommes nous même très souvent sollicités pour des selfies. Est-ce  notre bonne mine, ou bien notre renommée légendaire…. en tous cas il y a foule pour nous demander de prendre la pose. Je crois honnêtement que nos casquettes n’y sont pas étrangères et le fait qu’on soient seuls, ne faisant pas partie d’un groupe, ce qui en effet est assez rare, et peut être aussi notre âge…. :o(…:o)) voilà les raisons de notre succès. 

Nous arrivons maintenant au terme de notre voyage en Ouzbékistan. Il est temps de faire un bilan. 

Bilan plutôt positif il faut le dire. Les Ouzbeks tout d’abord sont gentils,  communicatifs, joyeux, en un mot adorables. Le pays recèle  quelques merveilles légendaires dignes des 100 et une nuits. Nous avons utilisé, comme à l’accoutumé, les transports locaux, trains, taxis et taxis partagé. Le train à notre préférence. Bon réseau, trains on ne va pas dire confortables mais corrects et très pratiques. La météo à été tout au long du séjour d’une monotonie accablante…… seul un petit nuage à tenté une incursion d’un quart d’heure à Boukhara et a de suite été chassé par le soleil implacable. Les hébergements sont toujours propres et confortables, même aux prix les plus bas que nous choisissons en priorité.

On a moins  aimé devoir supporter les 40 degrés quotidiens. On a moins aimé aussi la gastronomie, comme toujours. Plov, mantis, soupe, on tourne vite en rond,  on se nourrit sans se régaler. C’est à peu près tout.

Je n’ai pas parlé du Président autocrate « vénéré » Islom Karimov, décédé il y a 3 ans après 25 ans de « règne » sans partage. Et je ne le ferais pas. Ceci pour des raisons de sécurité, au cas où ce blog viendrait à être lu par des yeux soupçonneux. Il a été le premier et seul  Président depuis l’indépendance de l’Ouzbékistan et le peuple lui voue un culte quasi religieux. 

 

Demain nous prenons la route pour le Tadjikistan. Notre première étape sera Pendjikent, Hôtel Umaryion. 

 

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21 juin 2019

Khiva, la belle

 

18 juin 2019

 

Train à 4h15, 1/2h pour aller à la gare, on s’était dit, lever à 3h et on est larges. Ce n’était pas l’avis du gérant de la guesthouse qui nous commande un taxi pour 2h30, ni de celui de la dame qui dort dans la cour de la guesthouse qui nous dit qu’elle va nous réveiller à 2h. Stop! un intermédiaire de plus et on se couche pas! On met le réveil à 2h15, et à 2h20 ça tambourine à la porte. La dame qui dort dehors n’entend rien et continue à ronfler comme un sonneur, heureusement qu’on n’a pas compté sur elle pour le réveil. On termine de s’habiller et je file ouvrir « discrètement »la porte dans le noir complet, les « toc toc toc », commençant à devenir insistants, et…. je me prends les pieds dans une brique qui traine au milieu de la cour et je m’étale de tout mon long au pied du lit de la dame qui sort de son coma. Il fallait bien ça, et on repassera pour la discrétion!  Bilan nous sommes à la gare à 3h…. Une heure et quart à patienter dans une gare déserte, mais avec un bon wifi, ce qui me permet de mettre le blog à jour. 

A 4h le train est à quai et on prend place dans notre wagon où il ne reste que 2 places, les nôtres. Dans le couloir, en haut, les plus mauvaises mais il ne restait sans doute que ça. On tâche de faire notre lit discrètement et on se couche, et bizarrement on se rendort aussitôt.

 

125-Moiiiii

19 juin 2019

 

Au réveil le paysage est complètement différent. Nous sommes dans le désert, dunes à l’infini et une végétation quasi inexistante. Dans le train la vie s’organise, on fait la queue devant le samovar pour le thé du matin. Chacun veut parler avec nous, savoir d’où nous venons, combien d’enfants nous avons, où est ce qu’on habite en France, quel âge on a, si on voyage tout seuls etc…. A la question d’un jeune homme qui me demande ce qui nous a le plus « choqués » en Ouzbekistan, la première réponse qui me vient est « les sourires en or  massif», ce qui fait exploser de rire ma voisine qui s’empresse de raconter l’anecdote à son père qui a lui même un magnifique sourire en or. BB qui traîne dans le couloir se voit invité par une famille à partager le pain et le thé, le monsieur est professeur d’astronomie, enfin c’est ce que BB a compris..… A l’approche de Khiva la végétation fait son retour et on longe même des rizières en activité. Pour l‘arrivée sur Ourgencht où se situe la gare de Khiva à 35 km de la ville, c’est la cohue comme d’habitude. Nous faisons affaire rapidement avec un taxi, renonçant à prendre le trolleybus qui met 1h30 à faire le trajet. Nous avons les moyens de nous payer le confort du taxi (4 euros) pourquoi se faire mal. Il nous laisse a l’entrée des remparts de la ville. Ce que l’on voit de l’extérieur laisse deviner une ville superbe. Notre hôtel Farruk est en plein centre d’Ichan Quala (cité fortifiée) très confortable, clim, salle de bain, dans une ancienne madrasa. Superbe.

 

20/21/22 juin 2019

 

138-Vue du haut du minaret

Khiva, quelle merveille!

126-Attention c'esst parti pour la visite de Khiva

« Khiva évoque les caravanes d’esclaves et la cruauté de leur sort, le désert implacable et les steppes sous la menace des raids de tribus Turkmènes…..c’est de nos jours une cité accueillante et chaleureuse de la route de la Soie. Le coeur historique de Khiva a été si bien restauré et préservé que certains lui reprochent d’être une ville-musée ».

Pourtant c’est magnifique, à toutes les heures du jour, et la restauration nous plonge dans les villes de la route de la Soie telles qu’elles étaient à l’époque. Les murs en pisé, les multiples madrasas, les mosquées et mausolées sont superbes. Nous traînons plus au moins méthodiquement dans toutes les ruelles, nous abritant souvent de la chaleur en visitant des musées à l’intérêt divers. La chaleur est à son comble, même si hier un nuage de pluie est venu se suicider au dessus de nos têtes pendant 1/4 d’h il n’a réussi à faire tomber la température que bien brièvement et le soleil implacable a repris ses positions.

Impossible de décrire l’enchantement que nous ressentons, nous asseyons d’être raisonnables coté photos, mais il faut lutter.

Devant l’entrée ouest des préparatifs nous font deviner qu’il y aura concert ce soir.

En effet, l’orchestre philharmonique d’Ouzbékistan nous régale avec une prestation mi-classique mi-moderne, mi-sérieuse mi-loufoque, mi chantée mi-dansée, orchestrée par un chef d’orchestre…..original qui met le feu à l’assistance (heureusement la température elle a pris ses degrés nocturnes…on a du perdre 10 degrés, 30° quelle fraîcheur…..)… Et quel décor! Très bonne soirée.

Demain nous quittons Khiva, des images plein la tête, par le train de nuit pour Samardance pour finir notre voyage Ouzbek en apothéose. 

134-Fin de journée

 

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18 juin 2019

5 jours coupés du monde

17 juin 2019

 

Nous voici de retour d’un autre monde!

5 jours entre désert, montagnes, et villages perdus. Nous avions réservé un tour de 5 jours avec nurauta.com (ça c’est pour que Catherine se promène avec nous :o)

107-Désert

 

J1 : 

Départ à 9h pour 5h de route, ce qui donne le temps de faire une petite synthèse du réseau routier et de ses utilisateurs. Les routes sont en général en assez mauvais état, voire complètement défoncées. Ce qui ne nous empêche nullement de rouler à 110/120 km/h. Les montées et descentes sont toujours signalées à 12% pas plus pas moins….. :o). Deux sortes de voitures, les vieilles Lada d’avant 1991 et même de bien avant pour certaines (date de l’indépendance, je le rappelle pour les étourdis), et des Chevrolet pour l’ère post-soviétique, blanches en général. Ca simplifie les pièces détachées et les retouches de peinture.  Sur la route on met au point mort dans les descentes et dans le virage qui s’en suit, donnant à la force centrifuge tout loisir de s’exercer au maximum. On peut rencontrer au détour d’un virage ou derrière un sommet de côte toute sorte de bétail, troupeaux de chevaux, d’ânes, de vaches et leurs veaux, et même des moutons couchés sur la chaussée et  leurs collègues qui entreprennent de traverser au moment où l’on arrive.  Tout cela est quelque peu…..déstabilisant pour le chauffeur et ses passagers. Tout le monde fait du stop, et tout le monde prend tout le monde en stop. Stop qui n’en est pas tout à fait car une participation aux frais est de rigueur. Les carburants ne coûtent pas très cher, mais le moins cher de tous est le méthane (0,13 cts d’euros). Et c’est là qu’on se fournit. Les stations sont grandes et modernes. Un box pour chaque voiture, mais seul le chauffeur reste avec la voiture pour faire le plein. Tous les passagers sont priés de descendre et d’attendre à l’extérieur que le plein soit fait. Serait-ce un tout petit peu dangereux……

Nous sommes maintenant en plein désert. A gauche le lac Aydarkul au loin, et à droite les montagnes. Nous allons jusqu’au minuscule village d’Asraf. Une petite rivière, donc de la vie, un village, des arbres et notre guesthouse. Petit coin de paradis dans tout ce désert. En fin d’après midi nous assistons à la réalisation du pain, tout rond, tout bon, qui va cuire dans le four à pain directement collé sur les parois, et de mantis, sorte de grosses ravioles fourrées que nous aurons au repas ce soir. Un groupe de suisse allemands et leurs guides sont là aussi et ne lésinent pas sur la vodka qu’ils partagent généreusement au prétexte que…..c’est bon pour l’estomac. Hum….c’est bon pour SAVOIR où est son estomac, ça c’est sûr, on sent bien la brûlure de bout en bout. D’ailleurs lui, le guide a la technique, un verre de vodka cul sec bien sûr, et un verre d’eau cul sec également. Le feu et la lance à incendie!

 

108-Lac Aydarkull

J2

Journée randonnée. Notre guide se présente…..Dior, écriture et prononciation tout à fait arrangées à notre mode c’est le cas de le dire. Il nous propose d’aller jusqu’au village  d’Uhum derrière la montagne. Il faut donc commencer par grimper sur la montagne, avant de redescendre de l’autre coté pour atteindre le village. Et au retour….l’inverse. Autant dire que « la vieille » a souffert…… La montagne n’est déjà pas l’endroit où s’expriment le mieux mes capacités, mais par 40° et sans un brin d’ombre n’en parlons pas. BB me parle de GR20, de cigarettes et d’hygiène de vie, ok et l’âge alors, il n’en parle pas il est gentil…..

Très belle journée néanmoins, qui change de nos pérégrinations urbaines et décrasse un peu la « machine ».

Ce soir nous apprendrons comment confectionner le Plov, plat national Ouzbek (bien qu’on en ait mangé également au Kazakhstan) inventé par le soldat du même nom à qui on a demandé un soir de confectionner vite fait un plat pour son chef et le reste de la compagnie avec les moyens du bord. Il avait un peu de viande, des oignons des carottes du cumin et du riz, il à fait cuire tout cela dans l’huile et paf, voilà le plat national inventé. Son supérieur à trouvé ça tellement bon qu’il l’a baptisé du nom du soldat, ce qui prouve qu’il n’avait pas un goût excellent en gastronomie. Car le Plov, ce n’est pas mauvais mais c’est surtout roboratif, de là à en faire le plat national……

 

 

J3

Journée cool. 1h40 de piste en voiture, pour aller jusqu’au lac Aydarkul. Loin de tout, dans des restes de camions et de containers, quelqu’un habite là….un pêcheur parait-il mais la pêche n’a cours que l’hiver, alors le reste du temps que fait-il, mystère. Mais les Ouzbeks mâles sont assez forts dans l’art de passer le temps à ne rien faire. Joli paysage, trempette, et retour. Dans le désert des femmes ramassent le cumin. Parce que les femmes Ouzbekes quant à elle n’arrêtent jamais.

On change de village. Nous allons jusqu’à Sentob, longue vallée toute verte au milieu du désert. Guesthouse sympa sous les noyers. L’après-midi à l’Ouzbek, c’est à dire à ne rien faire.

 

J4

Superbe randonnée en remontant  la rivière. On plonge dans le quotidien des habitants qui vivent jusque dans des endroits improbables, loin de tout mais toujours près de l’eau. Nous traversons et retraversons sans arrêt la rivière (une trentaine de fois au total) à gué en sautant de pierre en pierre. C’était la journée « no bridge » comme n’a cessé de nous le répéter Dior. Il y a un mois de fortes pluies ont tout emporté, pas un pont (de fortune il est vrai) n’a résisté. Nous remontons tant qu’il est possible de le faire et tant qu’il y a de la vie, cela nous prend toute la matinée. Pique-nique dans le « jardin, cuisine, chambre, salle de bain » du dernier habitant en haut de la vallée. Il n’est pas là, nous profitons de son « salon de jardin »……

Retour à la guesthouse pour le reste de la journée à l’ombre au calme.

 

J5

Retour sur Boukhara où nos gros sacs à dos nous attendent. Il fait une chaleur harassante. Le feu tombe du ciel, et comme d’hab il n’y a pas d’électricité donc les clim ne sont pas d’un grand secours. 

 

Demain matin, de bon matin 4h00…..départ en train pour Khiva.

 

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12 juin 2019

Boukhara la magnifique

10 juin 2019

 

Journée transport. Départ de Tashkent direction Boukhara. 6 heures de train, dans un paysage, il faut être honnête, assez banal. Les steppes Kazhakes avaient plus d’allure que ces paysages agricoles sans attrait. Arrivée en pleine chaleur à Boukhara, la voiture que nous avions réservé via l’hôtel nous attend, ce qui évite de se battre avec tous les chauffeurs de taxi qui attentent les passagers à la descente du train. Nous sommes au coeur du quartier juif de Boukhara, dans une ruelle parmi tant d’autres, La guesthouse est agréable, au calme et nous bénéficions d’une vaste chambre. Dommage que l’électricité s’arrête juste au moment de notre arrivée pour ne revenir qu’à 21h. Nous avons des choses à organiser pour la suite, sans internet c’est impossible. Nous partons faire un tour sur la place centrale pleine de touristes. Ah? il y a donc des touristes……ils semblent être tous là. Quel changement d’ambiance……et de prix. Nous prenons une agréable bière en terrasse pour le double de prix de d’habitude. Pour notre porte monnaie 1,5 euros, cela reste raisonnable c’est vrai, mais on râle quand même. Pour le repas du soir nous ne voulons pas nous mêler à la meute….on demande donc à la guesthouse un resto « cheap, and good ». Il faut choisir Cheap OR good. On choisit cheap :o), et c’était pas cher en effet ET très bon. A renouveler.

 

 

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11 juin 2019

 

Première journée d’exploration de Boukhara. MAGNIFIQUE! il n’y a pas d’autre mot. On s’est régalé toute la journée, dômes bleu éclatant, madrasas, mosquées, tout est superbe. Bien sur c’est blindé de touristes (au moins 50% de français), quoique, ils restent sagement avec leur guide et forment donc des paquets qu’on arrive à contourner. On a même trouvé des cartes postales pour nos mamy, tonton, tata, on avait renoncé à l’idée n’en trouvant nulle part. Il nous reste demain pour compléter l’émerveillement. 

 

12 juin 2019

85-Et re waouh

 

Hé bien c’est exactement ce qu’on  a fait! Aujourd’hui la chaleur est montée d’un cran. Nous avons fait une longue sieste aux heures les plus chaudes avant de repartir se remplir les yeux une nouvelle fois de toutes les merveilles des Boukhara. On ne se lasse pas. Néanmoins nous sommes ravis « d’habiter » dans la vielle ville, poussiéreuse certes mais tellement authentique. Dés la grande place derrière nous, plus aucun touriste. De ruelle en ruelle dans lesquelles les enfants jouent librement, la vraie vie est s’organise.  Ici une petite échoppe, là un petit restaurant où nous avons pris nos habitudes, et où la cuisine est fort bonne, et si peu chère, sans commune mesure avec les prix pratiqués en ville. Nous sommes bien. Le gérant de la guesthouse Mektharin se met en 4 pour nous trouver des billets de train pour la suite de notre voyage. Ce n’est pas facile, nous sommes entrés dans la saison touristique. Nous aurons un train pour aller à Khiva à 4heures du matin……mais pas le choix. Et pour le retour sur Samarcande en fin de séjour il nous trouve des places sur un train de nuit tout à fait parfait. Voilà qui est calé. Demain départ pour une randonnée de 5 jours dans les monts Nuratau, de villages en villages. ouf on va sortir des grandes villes. Mais on sera coupés du monde.

 

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09 juin 2019

Petit tour à l'Est

Nous voici de retour d'une balade à l'est du pays avant de partir demain vers l'ouest.

5 Juin 2019

 

Partis de bon matin, trop tôt pour le petit déj de l’auberge, nous passons dans le train une grande partie de la journée. 5h45 après notre départ de Tachkent, nous voici tout à l’est de l’Ouzbékistan, dans la région de la soie, à Andijan, région la plus peuplée du pays et région où la religion musulmane est la plus forte. Dans le reste du pays les gens sont également musulmans mais non pratiquants pour la plupart. Il est vrai que nous ne constatons plus les restrictions liées au ramadan depuis que nous ne sommes plus au Kazakhstan. Andijan est  une grosse ville où il fait très chaud. Nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Oriental. Impersonnelle, sans charme, et tout juste propre, nous nous en contenterons mais la note sur booking ne sera pas bonne. Comme d’habitude nous commençons par prendre contact avec notre quartier, qui n’a rien d’exceptionnel il est vrai, mais où l’on se trouve pour le soir un resto sympa « Marrakech », un peu décalé comme nom, mais la bière est fraîche et les plats plus sophistiqués que sur le marché, plus chers aussi bien sûr.  De plus le serveur parle anglais, et ne s’en prive pas, ce qui nous permet d’avoir quelques explications. Par exemple pourquoi 3 petits bols quand on commande du thé pour 2. C’est simple, lé 3ème bol est pour faire passer le thé d’un bol à l’autre afin de le refroidir. cqfd.

 

32-Belles gares en Ouzbekistan

6 Juin 2019

Journée exploration d’Andujan. C’est tellement peu touristique que les quelques endroits cités dans le guide ne figurent pas sur maps.me. Il faut jouer encore une fois d’ingéniosité pour se rendre jusqu’au Zhakhon Bozori, mais les Ouzbeks sont tellement gentils et dévoués qu’on a bientôt une nuée de personnes prêtes à nous indiquer quelle marshroutka prendre. La marshroutka est un genre de tout petit minivan dans lequel on s’entasse à 8, qui a une destination définie, et qui part lorsque les 8 places sont occupées. Nous trouvons la bonne (qui au final ne le sera pas) et elle se remplit très vite. 5 mn plus tard nous sommes en route. Mais comme nous n’avons pas pu repérer le bazar sur maps.me, impossible de savoir si nous partons dans la bonne direction. Presque 1/2h plus tard toujours pas de bazar en vue. Traducteur, gestes, retraducteur, et on se comprend, le gars nous y conduit en faisant un détour de sa route. Nous passons 3 bonnes heures dans cet immense bazar. On adore les marchés, vous avez remarqué? C’est là qu’on peut observer la vraie vie, les coutumes, découvrir des objets dont on ignore l’utilité, se le faire expliquer, discuter, rigoler avec les gens, c’est chouette pour ça l’Ouzbékistan. On nous demande d’où nous venons. Quelques instants plus tard tout le marché est au courant. L’info nous précède, si bien que lorsque on arrive dans un nouvel endroit, nous sommes accueillis par « francia », on serre des mains, on fait des photos, on discute…..un peu. C’est très chaleureux. Nous déjeunons d’un plov (prononcer polov), plat commun à toute l’Asie Centrale, du riz bien gras (beaucoup) de la viande de mouton (très peu), et quelques légumes. A défaut d’être délicieux, ça nourrit. Ce marché est immense, j’y achète une robe confortable, et très…..locale. On admire les beaux pains tout dorés et croustillants, les kurts (les petits fromages tout ronds), les chapeaux traditionnels pour les hommes, genre de petite calotte brodée, j’essaie un gros manteau d’hiver car la dame tenait absolument à ce que je l’enfile pour rire, tout nous interpèle. Mais il faut bien sortir du marché, prendre un taxi, lui faire comprendre où on veut aller, se faire aider par une noria de mecs qui parlent tous en même temps, et on finit par arriver devant la mosquée indiquée par le guide. Hélas elle est en plein travaux et la visite se limite à la façade. La Madrasa toute proche par contre est très belle. En face la vieille ville et son quartier d’artisans de toutes spécialités nous attire, et une nouvelle fois la trace de notre présence nous précède. Il faut dire que depuis que nous sommes en Ouzbékistan, à part dans l’auberge de Tashkent nous n’avons pas croisé de touristes, Dans ce coin perdu ce doit être encore moins souvent qu’ailleurs. Je pense qu’ils sont tous partis à l’ouest vers Boukara et Samarcande. Notre tour viendra aussi :o).

 

50-Un ptit manteau pour l'hiver

7 juin 2019

Bon anniversaire petit Fañch d’amour, et grand Raphy.

Nous flânons toute la matinée dans les quartiers derrière les grandes avenues, puis en début d’après-midi nous nous renseignons pour prendre un bus plutôt que le train qui part en fin d’après-midi. Nous voyant errer dans la gare des bus, un homme et son fils nous interpellent. Le Monsieur est très fier de nous expliquer avec forces gestes que son fils (10 ans à peine) parle anglais. Et de fait, il parle un très bon anglais le gamin! et nous explique tout pour prendre le bus pour Margilan. Nous filons chercher nos affaires à l’hôtel et nous voilà dans la fourgonnette à attendre qu’elle se remplisse pour partir. On commence à fondre gentiment……mais 1/4 d’h plus tard, nous sommes au complet et nous voilà partis. Grande route, toujours la route de la soie version 21ème siècle, véhicule vétuste mais chauffeur prudent, nous arrivons à Margilan une heure plus tard. Taxi qui comme d’hab regarde l’adresse de la guesthouse sur notre téléphone et nous emmène……ailleurs car il n’a rien compris, on finit avec maps.me encore une fois. Guesthouse idyllique, calme, belle, confortable, propre, tout le contraire d’hier. Un endroit vraiment magnifique. 

En vrac quelques particularités constatées depuis notre départ:

  • à table pas de couteau, et quelquefois pas de fourchette non plus, eux se servent de la grande cuillère …..et de leurs doigts.
  • Pas de motos, pas de scooters, notre indépendance de l’an dernier nous manque.
  • Nous sommes en zone sismique (entourée de montagnes) pas d’immeubles de plus de 3 ou 4 étages.
  • Une fois mariées les femmes se rasent les sourcils et les remplacent par un large trait de crayon. 
  • Les mariages arrangés ont toujours cours, d’après ce qu’on en sait.
  • Des cabinets de stomatologie à tous les coins de rue, pour la pose des dents en or, petit commerce juteux. 

C’est tout pour aujourd’hui mais nous y reviendrons sans doute. 

51-Photo avec le touriste

 

8 juin 2019

 

Les intestins de BB font des noeuds, et je ne suis guère mieux…..

Matinée consacrée à la visite du point d’intérêt principal de Margilan, la fabrique de soie. Bien sûr nous avons déjà vu le procédé ailleurs, mais la visite est néanmoins intéressante.

Nous retournons chercher les sacs à Ikathouse, notre belle guesthouse et nous rendons à l’endroit où l’on prend un taxi collectif pour Kokand. L’attente n’est pas très longue pour que le taxi se remplisse et nous prenons la route, un peu inquiets compte tenu des intestins capricieux, mais tout se passe bien. Arrivés à Kokond, où nous avons réservé dans une maison d’hôte ça  se complique. Pas moyen de trouver l’endroit. Nous sommes pourtant dans la rue indiquée, mais nous ne trouvons pas le numéro 72 où doit se situer notre home de ce soir. Nous finissons pas appeler le logeur, nous lui indiquons où nous sommes et il vient nous chercher en voiture pour nous emmener……à plusieurs kilomètres de là. Pas bien compris pourquoi l’adresse indiquée n’était pas la bonne mais nous voilà arrivés chez lui. C’est……sommaire. Il nous installe dans une pièce où pour tout mobilier il y a des tapis au sol. Une table basse est ajoutée au « mobilier », et on nous couvre de victuailles, fruits, kurts, thé, et voilà le frère du logeur qui ne nous lâche pas. Il va et vient dans notre « chambre », essaie de nous faire la conversation, mais surtout nous colle aux basques dès que nous bougeons. La « salle de bain » est tout aussi sommaire. Ils ont mis pour nous l’eau à chauffer. Une flamme sort directement d’un tuyau probablement de gaz pour chauffer un cylindre. une baignoire mais pas de pomme de douche. On se décrasse néanmoins c’est le principal. L’appétit n’est pas là, et nous allons manger une simple salade de tomates et concombres avant de regagner notre chambrette espérant que la nuit réparera les boyaux. J’avais étendu ma petite culotte sur le tancarville avant de partir, au retour elle recouverte par notre serviette…….j’en déduis qu’on ne montre pas ses dessous…..

 

64-Indice

9 juin 2019

 

Très bonne nuit, et ce matin tout semble vouloir rentrer dans l’ordre même si ce n’est pas encore….parfait coté BB. Nos hôtes sont adorables, ils se mettent en 4 pour nous préparer le petit déjeuner : pois chiches (ça va nous finir coté intestins…..) thé pain et oeufs. Celui qui parle anglais et qui nous a reçu hier ne tarde pas à arriver et nous conduit en ville pour la visite du palais. Dommage qu’il soit en réparation, comme beaucoup de monuments. nous rentrons par le chemins des écoliers en visitant au passage une belle mosquée et son cimetière étonnant et attenant. A 14h10 après d’âpres négociations nous partons pour Tashkent en taxi partagé. Le conducteur est un fou de la pédale mais très sympa. Nous arrivons à destination en poussant quand même un petit ouf de soulagement. 

Demain départ à l’ouest, destination Boukhara.

68-Notre nouvel ami

 

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04 juin 2019

TASHKENT, capitale.

 

3 juin 2019

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Première journée de visite dans la capitale Ouzbeke. L’urgent est tout d’abord de se procurer de l’argent, ce qui n’est pas forcément très simple dans ce pays. Certains distributeurs ne distribuent que des $, d’autres des soums, mais sont souvent vides ou hors d’usage, d’autres font le change $/soums. Il faut trouver le bon. . Le lonely nous sauve, pour une fois. Nous nous rendons dans le très chic et très soviétique Hotel Uzbekistan où un distributeur nous délivre une quantité impressionnante de billets pour un nombre d’euros somme toute pas très impressionnant….. nous faisons également du change, dollars/soum. Un billet de 100 dollars contre une liasse énorme de soums…. mais nous voilà à l’abri pour quelques temp. Pas facile de ranger tous ces billets. Deuxième mission de la journée, se procurer une carte SIM Ouzbeke afin de pouvoir avoir internet même sans le wifi. 4 euros et nous voilà parés pour un mois de navigation. Nous pouvons maintenant entreprendre la découverte de la capitale. Grandes avenues, nombreux parcs qui permettent de se protéger un peu de la chaleur. On utilise le métro pour nos déplacements, 0,12 cts le trajet on ne se ruine pas, et de plus les stations sont très belles et …..climatisées. Nous flânons dans un très beau marché où nous faisons nos courses pour ce soir. Nous y déjeunons aussi, pour 1,5 euro chacun (un très bon plat et du thé). Nous passons une très agréable journée tranquille et reprenons le chemin du retour en fin d’après midi. Après un très beau temps, voilà que l’orage menace. Nous hâtons le pas pour arriver avant la pluie. A peine avons nous le pied dans l’auberge que la pluie se déchaîne pendant une heure. Des trombes d’eau qui inondent la chaussée et les trottoirs. Nous l’avons échappé belle. Une coupure de courant intervient pendant un bon moment, mais au retour de l’électricité nous pouvons constater avec bonheur que les problèmes rencontrés ces derniers temps sur le blog pour la mise à jour des photos sont résolus. Repas concocté par nous même ce soir avec les courses faites au marché. Et voilà une bonne journée qui se termine.

 

4 Juin 2019

28-Jardins de la Medresa

42 ans plus tard, les « jeunes mariés » se réveillent sous le grand soleil de Tashkent. :o)

Nous partons pour notre 2ème journée de visite du centre ville de la capitale. Marché, Medresa, Mosquée, parc Navoï, voilà le programme.

Les Ouzbeks sont vraiment différents des Kazakhes. Déjà du point de vue morphologique, rien à voir. Les Kazakhs sont bridés, les Ouzbeks non. Ils sont aussi beaucoup plus ouverts et avenants. Souvent un petit mot, un échange, un « welcome in Ouzbekistan » à défaut d’autre chose. Beaucoup plus souriants aussi, ce qui nous permet d’admirer leur magnifique sourire tout en or pour les plus riches, jusque quelques dents pour les moins riches. Le rendu est étrange mais on s’y fera. Il en était de même au Kazakhstan, mais comme ils avaient le sourire moins facile……

La police est omniprésente, dans les rues, le métro, les magasins, la gare, partout! mais ils nous laissent tranquilles et nous aident quand ils nous voient chercher quelquechose. La description faite dans le guide était bien plus stricte que cela, les conditions se sont assouplies, tant mieux. 

Néanmoins, il est impératif de s’enregistrer auprès des autorités dans les 3 jours de l’arrivée dans le pays. Comme nous sommes arrivés directement à la capitale, la procédure est plus facile, l’Auberge l’a fait pour nous. Par contre il conserver précieusement TOUTES les notes d’hôtel et pouvoir justifier d’un hébergement pour chaque nuitée, en cas de contrôle de police. Peut être irons nous dans la « pampa », ou sous tente ou yourte, on verra bien comment faire dans ce cas.

Demain nous partons en train dans l’est du pays pour quelques jours. Région de la fabrique de la soie. 

 

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Quart d'heure culturel

REPUBLIQUE D’OUZBEKISTAN

 

Deuxième pays du voyage dans les Stan

 

Haut lieu de culture en Asie centrale depuis plus de deux millénaires, l’Ouzbékistan est ponctué de cités envoutantes au fabuleux patrimoine architectural, portant toutes la marque de l’histoire de la route de la Soie. Placé sous le joug d’un régime autoritaire, le peuple Ouzbek conserve pourtant une gentillesse et un sens profond de l’hospitalité, point commun à toutes les populations centrasiatiques. 

 

Capitale : Tachkent

Forme de l’état : République semi-présidentielle

Superficie : 447 400 km2

Indépendance de l’URSS : 1er septembre 1991

Population : 30 millions d’habitants environ

Monnaie : Sum (UZS) 1 euro = environ 10 000 UZS

Langue officielle : Ouzbek mais le Russe est très répandu (ça va pas mieux….)

Ecriture : alphabet latin (c’est mieux….), en fait à l'usage pas très répandu.....

 

Pas de visa. Le plus fastidieux est de devoir conserver toutes les fiches d’enregistrement dans les hôtels afin de pouvoir les présenter lors d’éventuels contrôles de police. 

 

Nous arriverons à Tachkent la capitale, directement depuis le Kazakstan. Notre périple devrait nous conduire d’abord à l’est du pays, puis à l’ouest en passant par les villes mythiques, les madrasa et les mausolées éblouissants de Samarcande de Boukhara et de Khiva et quelques belles randonnées, avant de poursuivre vers le Tadjikistan après plus de 3 semaines de voyage.

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02 juin 2019

Fin de Kazakhstan, début d'Ouzbékistan

Bilan de notre séjour au Kazakhstan

Le pays est immense, nous l’avons parcouru en grande partie en train et on a adoré ce moyen de transport. Les responsables de wagons nous ont toujours pris sous leur aile. L’ambiance dans les trains est particulière, les trajets sont tellement longs qu’on fini toujours par se connaitre, échanger quelques mots. Bien sûr ça ne va pas très loin, notre vocabulaire Russe et Kazakhe s’est un peu étoffé certes, mais parti de rien pour arriver à pas grand chose…. Au  final on arrive toujours  à se faire comprendre. Un grand merci à google traduction quand même, ainsi qu’à maps.me pour seconder les taxis qui sont toujours ok pour nous emmener jusqu’à la guesthouse, une fois qu’on s’est mis ok sur le prix, mais qui n’ont parfois aucune idée de comment s’y rendre. On a aimé les paysages désertiques de steppes à l’infini peuplées de chameaux, de chevaux, de moutons bien plus que d’hommes. On a adoré les paysages vierges et montagneux du parc national Saïram Ugar. On a aimé entrer dans l’intimité des familles et voir leur façon de vivre, même si l’époque du ramadan n’est pas la plus propice pour le partage, sauf chez Alikhan et Katia où l’on a passé une « sacré soirée ». Les Kazakhes sont des gens réservés et plutôt froids pour la plupart du moins au premier abord. L’anglais est très peu répandu, même dans les grandes villes, et c’est sans doute pour cela que les contacts sont difficiles et peuvent paraître frileux. Le pays dans son ensemble et tous les établissements que nous avons fréquenté étaient propres, hormis les dépôts sauvage ça et là. Le pays nous a paru très sûr, nous n’avons jamais ressenti d’insécurité.

On a moins aimé la gastronomie un peu tristounette et grassouillette qui tourne autour de 3 ou 4 plats. A la fin de notre séjour notre choix se limitait aux soupes et aux salades. On a détesté la violence gratuite, et ce dès le plus jeune âge, à l’égard des animaux quels qu’ils soient. 

Bilan mitigé, nous pensons que les pays à venir auront sans doute plus de charme.

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2 Juin 2019

 

Natacha notre logeuse, nous avait appelé un taxi ce matin et avait donné toutes les consignes au chauffeur pour nous conduire, dans un premier temps, à la station de taxis Ad Hoc pour transfert à la frontière Ouzbeke. C’était le plan parfait, car, arrivés à la station de taxis pour l’Ouzbékistan, ce fût la foire d’empoigne entre chauffeurs pour avoir la course. Ils en sont presque venus aux mains. Nous avons laissé le chauffeur de notre premier taxi négocier avec les seconds. L’un d’eux a gagné….. Nous avons payé au total 11 euros depuis la guesthouse jusqu’à la frontière  à environ 120km. Tous seuls nous en aurions eu pour beaucoup plus cher. 

Aussitôt arrivés nous sommes assaillis par les « changeurs » de monnaie. Négociation rapide et l’affaire est faite, nos tenges Kazakhes, se sont transformés en Soums Ouzbeks. L’appli convertisseur nous est bien utile.

108-Ils sont partout

Nous étions un peu angoissés en vue de ce passage de frontière, qui est décrit dans tous les guides comme étant difficile. Ce fût tout le contraire, « welcome in Ouzbékistan » furent les premiers mots que nous avons entendus de la part des douaniers Ouzbeks. Nos passeports français sont de véritables sésames, déclenchant de la part des douaniers tout sourire, les seuls mots français qu’ils connaissent Zinédine Zidane et Gérard Depardieu. Nous voici donc en Ouzbekistan, la négociation est sévère pour le taxi jusqu’à Tachkent, mais on ne se fait avoir qu’une seule fois, c’est fait c’était à Almaty. Maintenant on ruse, on demande au douanier combien il faut payer le taxi et on reste ferme sur le prix. On nous demande 10$, on sait qu’il faut payer 3 maxi, donc on dit qu’on va prendre le bus, et là il y a un chauffeur qui se décide à faire la course pour les 3$. Nous voici installés dans l’auberge de jeunesse Topchan, hé oui de jeunesse…..les cheveux blancs sont rares, mais l’ambiance est sympa. Et ce soir nous allons déroger à la classique bière pour goûter un Merlot Ouzbek, si, si….

109-Premières bières Ouzbekes

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01 juin 2019

3 jours à cheval dans le parc national Saïram Ugam

 

Petite erreur dans les dates sur le dernier post, je rectifie.

 

28 Mai 2019

 

Et la voiture arrive effet. La personne qui en descend se présente « my name is Kathya », et son anglais s’arrête là, alors pour les questions on repassera. Qui est-ce? ou va-t-on? surprise, surprise…. Nous on espère qu’on va à Lenger pour mettre au point la Rando à cheval de 3 jours, mais nous n’en sommes pas si sûrs. On quitte Chymkent, la direction pour Lenger est bonne et en effet nous y voilà. Mais comment trouver l’agence d’éco-tourisme conseillée dans le lonely? Conseillée mais pas indiquée, aucune adresse, juste une indication « au bout d’une impasse à 15mn de la gare des bus », c’est plutôt vague. Si nous n’avions notre « Kathya »nous n’y serions jamais arrivés. Car on y arrive. Evidemment rien n’indique que nous sommes au bon endroit mais nous finirons par comprendre à force de déductions que nous sommes bien arrivés à l’agence indiquée dans le guide, tenue (d’une main de fer) par Alikhan un ancien pilote de l’armée de l’air Kazakhe. il est là devant nous, 73 ans mais encore très bien, costume, cravate, médailles. Et la négociation commence. Nous avons heureusement l’aide d’une interprète. Tout se cale comme on le veut, le prix nous convient, le programme également. Nous commencerons demain matin.  Mais ce soir où pouvons nous dormir? Hé bien, mais chez Kathya, qui, on le découvrira plus tard, est aussi l’épouse du pilote. Mais une telle négociation ça s’arrose et le pilote nous invite à boire une bière accompagnée d’une spécialité fromagère Kazakhe. Comment dire…..c’est blanc, c’est rond comme une bille, mais gros comme la grosse bille, et….. ça a  la même consistance…. Une fois qu’on l’a dans la bouche on ne peut plus dire un mot tellement on est encombré, et impossible de croquer dedans. Bref, nous on a abandonné, et on ramènera ça à Saint Donan pour qui veut goûter. Pas de risque, ça sera intact dans 2,5 mois. 

Nous allons jusqu’à la très confortable maison d’Alikhan et Kathya pour y prendre le repas, juste accompagnés par Alikhan car Kathya est en plein ramadan, ce qui ne l’empêche pas de nous préparer un délicieux repas composé d’un très bon Beshbarmak, larges nouilles plates agrémentées de viande de mouton mijotées dans un bouillon de légumes qui lui, est servi à part. Mais ce n’est pas tout, la table est couverte de nourriture, et il faudrait goûter à tout! impossible! Pour faire glisser, le traditionnel tchaï, (thé) mais voilà que de dessous la table « surgit » une bouteille de vodka. Après la bière, et pour ne pas vexer notre hôte, il faut bien tendre notre verre (petit), mais une seule fois. Alikhan s’envoie le sien cul sec et on s’attend à le voir jeter son verre derrière lui….mais non puisqu’il le remplit à nouveau, et à nouveau. Les règles du ramadan ont l’air de lui être indifférentes. Après ça il nous conseille une sieste d’une heure (qui ne sera pas refus) et nous emmènera ensuite à Chymkent à une représentation militaire à laquelle il assiste.  Ah? ok. Une heure plus tard, Alikhan en grand uniforme couvert de médailles, et nous….. en uniforme de touristes,  sommes  en route pour Chymkent. On arrive un peu à la bourre dans une grande salle de spectacle où l’hymne national retentit. Tout le monde debout, et au garde à vous…..Plus beaucoup de places, vue notre retard, alors toi BB tu te mets là, et toi Annie 3 rangs plus bas, et Alikhan encore ailleurs. La première partie est assez…….soporiphique. Des discours, des discours et encore des discours à propos d’un Général mort récemment dont la photo passe sans discontinuer sur l’écran en fond de scène. Puis remise de médailles. Les vestes sont déjà bien lourdes mais il y a toujours de la place pour une tite médaille supplémentaire, puis…..variétés. Je suis au bord du fou rire quand un militaire vient chanter un titre qui n’a rien de militaire mais tout du dernier tube à la mode, avec force déhanchement, et contorsions, le tout faisant virevolter ses breloques et autres artifices militaires qui semblent là complètement décalés. Heureusement nous n’allons pas jusqu’au bout du spectacle. Nos hôtes tiennent à nous montrer le mémorial (que nous avons déjà vu hier), et on rentre à la « maison » avec Alikhan, tandis que Kathya conduit 2 touristes Argentins au parc national. Nous sommes donc rentrés bien avant elle, et après la douche, la vodka succède aux bières en attendant son retour.  Tchout! tchout! et hop une vodka cul sec…..Tchout! Tchout! ça n’arrête jamais. Nous avons une grande conversation très interessante avec Alikhan sur le Kazakhstan, aidés en cela par google traduction qui parfois n’en fait qu’à sa tête ce qui nous donne l’occasion de bonnes rigolades. Kathya arrive, et se met aussitôt aux fourneaux. Nouveau repas copieux et dodo. Le départ est prévu demain à 9h pour le parc Saïram Ugam.

 

 

29 Mai 2019

 

85- Bienvenue dans le parc national Saïram Ugam

Ce matin direction le parc national Saïram Ugam. Le paysage change complètement. Des montagnes aux sommets enneigés barrent l’horizon. Les prairies sont bien grasses. Une soixantaine de km plus loin dans arrivons dans une ferme. Dans la cour les chevaux sont déjà prêts. Juste le temps de prendre possession de notre chambre et nous voilà en selle. Nos chevaux sont bien efflanqués et ont l’air bien jeunes. Notre guide quant à lui à une belle jument que son jeune poulain accompagne. Les 3 chevaux sont pieds nus. Nous voilà partis, nous 3, le poulain et les 2 chiens. Nous montons derrière la ferme dans des paysages sublimes. Ciel bleu, montagnes blanches, prairies vertes. Pas de barrière, pas de clôture, le paysage à l’infini. On adore….. Et des troupeaux de chevaux partout. De l’un des troupeaux sort un magnifique cheval qui galope vert nous avec une attitude bien menaçante, mais qu’est ce qu’il est beau! Le guide descend de sa jument et attend le cheval belliqueux. Une pierre dans sa direction, bien visée, et le voilà qui repart vers son troupeau au grand galop. Quelle belle image!. Avis aux copains de la randodoutte : rien de plus simple pour faire fuir un cheval menaçant vous voyez, à vous de jouer en Dordogne si l’occasion se présente :o) Nous arrivons jusqu’à un canyon. L’altitude a fait tomber un peu la température, il fait bon, et c’est TRES mais très très beau. Après avoir jouit du spectacle un petit moment et laissé nos chevaux souffler nous repartons vers le village. A 14h nous sommes de retour, avec un peu mal partout. Aux genoux : les étriers sont trop courts mais impossibles à régler car attachés à la selle par une corde nouée. Aux mollets : les étrivières, la corde donc, nous  les cisaillent.  Quant à la selle, un simple arçon en fer juste recouvert d’une couverture, eh bien ça fait mal ….un peu partout. Nous sommes sous le charme des paysages, il n’en est pas de même de l’accueil de nos hôtes qui nous ignorent royalement et n’essaient pas de communiquer. Nous mangeons évidemment seuls sur la grande table basse qu’affectionne tout particulièrement BB :o))), Ramadan toujours. L’après midi le maréchal ferrant est là et pose des fers « rustiques » sur les sabots du cheval de BB. Les outils sont « polyvalents » : point de lime mais un rabot, des fers trop petits, un simple couteau pour couper la fourchette, et une multitude de clous pour tenir l’ensemble. Nous verrons demain. Nous partons faire une balade à pied jusqu’au bout du village. Tous les animaux de ferme sont en liberté, veaux, vaches, cochons….euh non pas cochons, couvées… et aussi les moutons à gros cul, (ils ont une protubérance à l’arrière train) ceux dont on extrait la graisse de la queue qui vaut de l’or. On s’était déjà aperçus un peu partout ailleurs que les animaux vivaient leur vie librement. Y compris sur la 2 fois 2 voies que nous avons emprunté il y a quelques jours, les vaches traversent tranquillement pour aller trouver un peu d’herbe entre les rails centraux. Les voitures n’en font pas cas, les contournent et c’est tout. De retour à la ferme, on nous ignore toujours autant. Chacun vaque à ses occupations, les moutons sont rentrés les vaches sont traites, à la main bien sur. A 19h le repas est servi. Et quand on demande à prendre une douche on nous explique que c’est à 20h30 pour « bagna » sans doute le mot Kazakhe pour dire douche ?? Et à 20h30, en effet « bagna ». Mais ce n’est pas du tout une douche. On nous conduit dans un petit local à l’extérieur. Dedans une chaleur humide nous accueille. Passée la deuxième  porte il fait encore plus chaud. Là 2 tuyaux,  un eau froide, l’autre eau bouillante, et une casserole pour s’arroser, mais derrière la 3ème porte……le sauna, il y fait sans doute pas loin de 100 degrés, c’est intenable! Tant bien que mal on prend une douche avec la casserole en mélangeant beaucoup d’eau froide et un tout petit peu d’eau bouillante, et vite…..on sort avant d’avoir à nouveau trop transpiré. 

 

30 Mai 2019

 

93- Les plus beaux

Nouvelle journée de randonnée splendide. Nous nous approchons encore plus près de la frontière Kirghize. Nous sommes tout au sud du Kazakhstan ici, et derrière ces montagnes gigantesques à l’ouest l’Ouzbékistan, à l’est le Kirghizistan. Le ciel est un peu voilé ce matin, mais le soleil reviendra en cours de journée. Nous montons régulièrement dans des paysages toujours aussi magiques jusqu’à atteindre notre point de pique-nique, un vaste espace à peu près plat avec une vue à 360°. Nous sommes à 2200m d’altitude. A cette altitude les tulipes sauvages n’ont pas fini leur floraison. Le retour se fait par un chemin un peu différent. Nous sommes sous le charme. Les chevaux avancent mieux dans le sens du retour rejoignant en cela tous les chevaux du monde. Mais les pauvres ils font pitié. 2 ans le mien, 3 ans celui de BB c’est bien jeune pour de tels efforts.  Les Kazakhe ne se soucient pas de la condition animale. L’animal est là  soit travailler, soit pour être mangé. En fait ce sont de très bons cavaliers, certes il doit être difficile de les sortir de selle, mais question dressage, zéro, tout dans la violence, rien en éducation. A 2 ans les chevaux ne bougent pas une oreille, n’ont aucun refus, rien ne les effraie, ah si, l’homme……hum, hum!

Nos hôtes se détendent légèrement vis à vis de nous. En fait, je pense qu’ils sont intimidés, mais ils font leur possible pour nous être agréables. Exemple le sauna d’hier,  ce matin  ma selle a été changée et j’ai des étriers plus longs, ils ont tenu compte de ma remarque. Ce soir en rentrant un thé accompagné de friandises nous est servi spontanément. Et il suffit qu’on fasse le premier pas avec un sourire, ou une tentative de communication pour que les visages se décrispent. Mais ils sont quand même beaucoup sur la réserve. Entre l’année dernière en Asie où le sourire était sur toutes les lèvres, et cette année en Asie centrale où il faut le chercher, le provoquer, on se demande à quel endroit de l’Asie se fait le changement de comportement :o). 

 

31 Mai 2019

 

Dernière journée de randonnée, et encore des paysages superbes. Nous sommes allés jusqu’à un défilé au fond duquel coule la rivière tumultueuse au pas tranquille de nos chevaux. Ils ne sont pas bons en montée, mauvais en descente et lents sur le plat. Rien à en tirer, du moins pas avec notre méthode, quoique…..Après 3 jours on arrive à les faire «  un peu » accélérer sans tambouriner dans les flans, et ils n’ont plus peur de notre main sur leur encolure ayant sans doute compris qu’elle ne frappe pas. Notre guide, quant à lui, nous sème largement, mais chaque pas est accompagné de la menace du fouet, qui même s’il ne touche pas à chaque fois est là bien en vue frappant l’étrier ou bien virevoltant au dessus de la tête du cheval. Dans l’après midi nous allons faire une balade à pieds tous les 2. Nous rentrons au pas de course car l’orage gronde. Nous sommes maintenant connus dans le village, on nous salue, ils savent que nous sommes les « fransouzes » comme ils disent. Les mains se tendent accompagnées d’un « salam malikoum » auquel il faudrait sans oute répondre « malikoum salam », mais auquel nous répondons « bien le bonsoir messieurs » :o)). L’orage fini par éclater. Nous avons vraiment été très chanceux pour nos 3 jours de rando sous un soleil de plomb. 

Demain retour sur Chymkent, et organisation pour notre passage en Ouzbékistan après demain. L’épopée Kazakhe touche à sa fin.

 

95-Tulipes sauvages

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28 mai 2019

TURKESTAN CHYMKENT

Les messages sont rapprochés, mais nous allons partir quelques jours dans le parc national Sairam Ugam à cheval. Nous serons logés par les habitants et je doute que le wifi arrive jusque chez eux. 

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26 Mai 2019

 

Premier regard par la fenêtre au réveil, le paysage……est le même, toujours la steppe, parfois quelques kilomètres se font plus arborés. Néanmoins en arrivant vers Turkestan, on voit bien un changement. Des prés sont cultivés, des céréales ondulent sous le vent. Moins de chameaux, mais toujours des centaines de chevaux. Arrivée dans la matinée à Turkestan, un taxi vite négocié, pour 2 euros on ne va pas se lancer dans le marchandage pour gagner 0,50 c. Bel hôtel que le Kanahka. il n’y a pas trop de choix en fait, d’ailleurs à la sortie du train le taximan nous a accueilli par « Kanahka »?  Puisque le confort est là, un peu de lessive s’impose. L’après midi est passé à visiter le site majeur de la ville et même du Kazakhstan, le mausolée de Yasawi, premier grand sage musulman du monde turc et fondateur de l’ordre soufi de Yasawia. Il communiquait son savoir aux gens ordinaires à travers des poèmes et des sermons  et était très populaire parce qu’il s’adressait aux gens dans la langue locale. Erigé par Tamerlan à la fin du XIVème siècle, ce mausolée était inachevé à sa mort  et l’est toujours. Il contient le tombeau de Yasawi. Une grande ferveur religieuse hante les lieux mais ne nous atteint pas. C’est un bel endroit, les mosaïques sont splendides, mais le site est assez restreint et se visite en une après-midi. Notre hôtel est à 2 pas et le reste de la ville ne présente pas un intérêt majeur. Nous restons donc dans notre secteur. Nous allons diner dans une petite gargote, des brochettes de mouton, plat national le chachlik, beaucoup de gras peu de viande….. la gastronomie n’est pas la principale curiosité du pays. De retour à l’hôtel une foule de personnes se presse pour entrer. Beaucoup d’hommes, peu de femmes mais tout ce petit monde sur son 31 à la mode musulmane. C’est ramadan en ce moment. On nous invite à suivre la foule jusque dans les jardins de l’hôtel pour partager le repas du soir et le premier de la journée puisqu’il leur faut attendre le coucher du soleil. Opulence de mets sur de longues tables. Dommage nous n’avons plus faim. On nous explique que cette délégation représente le parti de l’opposition pour les prochaines élections, et que la candidate est une femme, pour la première fois dans l’histoire du Kazakhstan. C’est un « moment historique » nous dit-on. La dame est là, bien entourée des membres de son parti. Elle est venue prier sur le site du mausolée, sans doute pour attirer à elle les bonnes grâces de son Dieu. En tout cas, nous voilà parmi eux, nous, seuls étrangers, et il faut gouter à tout, le lait de chamelle le shumat, le lait de jument le koumis, le thé, et tous les plats chauds traditionnels qui défilent sans compter tous ceux qui sont déjà sur la table, salades, fruits secs et frais, pâtisseries en tous genres. On fait de notre mieux avec l’appétit qu’il nous reste pour ne pas vexer nos hôtes. Quelle expérience! Nous ne nous attendions pas à une telle soirée. On trouvait que l’hôtel était un peu trop classe, nous qui affectionnons les petites guesthouses, mais du coup nous ne regrettons plus rien. On rigole bien intérieurement trop contents de cette opportunité qui nous fait vivre un moment inoubliable :o) diner à la table de la peut être future présidente du Kazakhstan! on n’avait pas mis cela au programme :o)))

 

30 Mai 2019

 

Petit déjeuner copieux, mais nous sommes seuls dans la salle à manger, eh oui, le soleil est levé et le jeûne a repris pour les musulmans. A la réception nous commandons un taxi pour aller jusqu’à la gare des bus pour nous rendre à Chymkent à quelques 200 km de Turkestan plus à l’est. Dehors toutes les voitures de la délégation sont prêtes au départ, mais nous on cherche notre taxi. Alors quand une voiture noire aux vitres teintée semble s’approcher de nous, je demande au chauffeur « taxi? ». La réponse est sans équivoque, mais nous fait encore sourire intérieurement. « Niet, niet »sont les seules paroles, mais le regard en dit bien plus « Taxi? moi? niet, niet! moi je conduis la future présidente de la république du Kazakhstan, pas de vulgaires touristes ». Notre véritable taxi a bien moins fière allure en effet et nous hèle depuis le bout de la rue. Impressionné par les belles voitures il n’a pas osé s’avancer jusqu’à l’entrée de l’hôtel bien sur. A la gare des bus c’est la foire d’empoigne! Une noria de minivans se presse dans le plus grand désordre. On observe quelques secondes et on se mêle à la foule. Chymkent, c’est tout ce qu’on sait dire et c’est l’essentiel pour le moment. Le problème ce sont nos sacs, pas de place pour eux. On finit par payer une place supplémentaire pour les mettre, et nous prenons place et attendons que le minivan finisse de se remplir pour pouvoir partir. L’attente n’est pas très longue. En route sur la route de la soie des temps modernes. Belle 2 fois 2 voies quasi vide. Heureusement car il nous faut bien les 2 voies pour nous seuls. Le chauffeur n’est pas très attentif à la route, soit il téléphone, soit il écrit des sms, soit il parle avec son passager de droite et dans tous les cas il quitte la route du regard pendant de longs moments…… On arrive indemne et en un temps record. Il est midi passé, nous allons déjeuner dans une gargote sur le parking de la station de bus. Le gérant fait son possible pour nous être agréable, et pour finir nous appelle un taxi via son application Indriver qui permet d’échapper aux rabatteurs qui sévissent dans la station et dont les prix sont revus largement à la hausse. Nous avons réservé une guesthouse via booking dans un quartier complètement excentré. Le chauffeur à bien du mal à trouver, d’autant que comme d’habitude aucune enseigne ne la signale. Mais nous y voilà, rien à voir avec le luxe d’hier bien sur, mais l’accueil est agréable et google traduction nous aide pour la conversation. Nous repartons pour le centre ville en compagnie des gens qui viennent de livrer des meubles à la guesthouse, système D. En ville nous voulons interroger l’office du tourisme en vue d’organiser une randonnée à cheval de quelques jours dans un parc national pas très loin de Chymkent. L’office qui était situé dans le « Grand Hotel » n’existe plus et l’agence qu’on nous indique, et qui nous dit-on la remplace, n’est qu’une agence de voyage. Que tout est difficile dans ce pays! Nous allons visiter le musée des victimes des répressions politiques qui retrace l’histoire de la répression soviétique sur le peuple Kazakh. Aie! Un autre taxi pour rentrer qui ne sait pas non plus comment aller jusqu’à notre quartier. maps.me et son gps nous sauvent :o). La soirée est passée à organiser laborieusement une Brando à cheval dans le parc Sairam Ugam. Communication difficile toujours, informations incomplètes sur le lonely et inexistante ailleurs. Mais je crois au’on touche au but. On doit passer nous prendre dans une heure……après……

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